FIFA 2017 : Palmarès et bilan

Hier soir, les jurys ont rendu leur verdict pour établir le palmarès de cette édition 2017 du Festival d’Annecy. Comme d’habitude, je ne parlerai ici que des prix qui me parlent, tout le palmarès est évidemment disponible sur la page officielle.

LONGS MÉTRAGES
Cristal du long métrage : Lou et l’île aux sirènes de Masaaki Yuasa (Japon)
Comme dans tout palmarès, il y a des prix qui font plaisir et d’autres qui… interrogent. Celui-là fait plutôt partie de la deuxième catégorie. Je n’ai pas du tout apprécié ce film mais en soi, heureusement que je l’ai vu : ça m’évitera d’avoir à me déplacer lors de sa sortie au cinéma pour voir « le film qui a reçu le cristal du long métrage » 😀
Je pense que c’est un peu la spécificité de ce réalisateur : soit on adore son travail soit on passe totalement à côté. Pourquoi pas, après tout ?
Sortie en salles en France : 30 août 2017.

Prix du Jury : Dans un recoin de ce monde de Sunao Katabuchi (Japon)
Je crois qu’on avait un jury réceptif à l’animation japonaise cette année ! Forcément, ce prix-là me fait très plaisir tant j’ai aimé ce film comme vous pouvez le voir dans sa chronique dédiée.
Sortie en salles en France : 13 septembre 2017.

Prix du public : Loving Vincent de Dorota Kobiela et Hugh Welchman (Pologne, Royaume-Uni)
Je pensais bien trouver ce film au palmarès mais je n’aurais pas misé sur ce prix-là. Je ne l’ai pas vu mais j’en ai beaucoup entendu parler et j’espère que cette reconnaissance lui permettra d’avoir une bonne distribution en salles.
Sortie en salles en France : 11 octobre 2017.

Et rien pour Zombillénium ? Bon, OK. Je pense (j’espère) de toute façon qu’il n’aura pas besoin de coup de pouce pour se faire remarquer en salle…

COURTS MÉTRAGES
Cristal du court métrage : Min Börda de Niki Lindroth Von Bahr (Suède)
J’en ai déjà parlé dans mon billet récap, le voir dans le palmarès ne me surprend donc pas. C’est assez étrange par contre de voir ce que les spectateurs en retiennent : beaucoup semblent l’avoir trouvé très drôle, personnellement j’y ai vu surtout un humour désespéré.

Prix du Jury : Kötü Kiz de Ayce Kartal (France, Turquie)
Je n’ai pas parlé de ce court dans mon récap, pourtant je me rappelle l’avoir bien apprécié. Mais pour une raison que j’ignore, je n’arrive pas vraiment à m’en souvenir. Je sais que le design m’avait bien plu mais l’enchaînement de l’histoire, je ne me la remémore pas. Un moment où j’étais trop fatiguée et mon cerveau n’a pas tout enregistré ? Possible. En tout cas, j’espère pouvoir le revoir.
Un trailer disponible ici.

Prix « Jean-Luc Xiberras » de la première œuvre : Splendida Moarte Accident de Sergiu Negulici (Roumanie)
C’est vrai que pour une première œuvre, le résultat est assez impressionnant. Mais je crois ne pas être vraiment rentrée dedans parce qu’il y avait trop de références que je ne comprenais pas, notamment du côté des artistes roumains représentés, me semble-t-il. Mais techniquement, visuellement, ce court de 15 mn est assez bluffant.
Un trailer disponible ici.

Mention du jury : L’Ogre de Laurène Braibant (France)
J’ai très peu accroché à ce film qui m’a mise plus mal à l’aise qu’autre chose. Peut-être était-ce voulu ? Le personnage m’a en tout cas fait beaucoup pensé au Sans Visage dans Le voyage de Chihiro qui dévore tout, devient énorme et recrache tout par la suite. Ce film dégage un vrai malaise en tout cas, c’est sans doute volontaire, mais j’avais déjà trop encaissé de courts difficiles pour accrocher…
Un trailer disponible ici.

Prix du public : Pépé le morse de Lucrèce Andreae (France)
Pas étonnée que le public ait voté pour ce film drôle, loufoque, touchant, angoissant, émouvant, tout à la fois… J’en avais d’ailleurs parlé dans mon billet récap. Et voté pour lui.

Je ne parle pas des prix spéciaux remis à la mairie vendredi, mais plusieurs des films récompensés faisaient également partie de mes préférés donc je me réjouis de voir qu’ils ont été remarqués par d’autres yeux que les miens.

Maintenant que cette édition 2017 est terminée, quel bilan puis-je en tirer ? En fait il n’est pas vraiment positif. J’ai la sensation d’être passée à côté de ce festival.
Autant les trois premiers jours ont été plutôt bons, autant les deux derniers ont été catastrophiques.

Bonlieu

Déjà la chaleur m’a complètement cassée. Chaque soir, je suis rentrée dans un état semi-liquide. Je me suis fatiguée très vite et pour autant, j’ai l’impression de n’avoir rien vu. 11 séances dont 4 longs métrages, 5 courts métrages, 1 films de commande et 1 WIP. Quelques petits dej du court, une conférence de presse longs métrages. Il y a des séances que j’aurais aimé faire, comme Akira, Perfect Blue, Yamato, Loving Vincent, Ethel et Ernest, Mazinger Z, des films de fin d’études, une séance de films de télévision… Je suis vraiment limitée dans le nombre de séances que je peux faire et c’est terriblement frustrant. Je serais bien aussi retournée tester d’autres films en VR mais vu mon état physique, mon oreille interne n’allait vraiment pas apprécier.
Je ne peux pas m’investir à 100% sous peine de craquer très vite face au flot de stimulations reçues. Et donc je loupe plein de choses. Il y a trop à voir en trop peu de temps pour que je parvienne à profiter et encaisser. Il me faudrait quasiment réserver une chambre d’hôtel en plein Annecy pour pouvoir m’y réfugier en cours de journée et rester au calme juste quelques minutes (j’habite à 20-30mn en bus du centre d’Annecy, avec un ou deux bus toutes les heures).

Les petits dej du court

Bref, je ne suis pas satisfaite de moi sur cette édition. J’ai été ravie de mes séances des trois premiers longs métrages, du WIP de The Breadwinner, de ma séance VR de dimanche, de la conférence de presse de Dans un recoin de ce monde (J’aurais bien aimé assisté à celle sur Zombillénium mais elle tombait au mauvais moment). Je ne regrette pas mes cinq séances de courts métrages, même si le résultat est mitigé. Vu que je peux voir peu de séances, chacune est importante et le moindre raté est évidemment frustrant. Mais c’est un peu la règle du jeu…

On a dépassé les 10 000 accréditations cette année. L’année dernière, j’avais entendu parler de 8 000. Cela devient vraiment très gros. La quantité de films à voir devient affolante. Je ne sais pas jusqu’à quand ça va être possible de grossir comme ça. On utilise déjà 11 salles de projection, dont 6 au Pathé, pendant toute une semaine, de 9h30 à 23h pendant 6 jours.
Mais je reconnais par contre que l’application est très pratique pour la gestion de la billetterie. Annuler une réservation, en prendre une se fait en quelques secondes (pour peu qu’il reste des places, bien sûr) et c’est très agréable. Je reconnais également que pour le coup, la 4G et le smartphone, c’est génial ! Un peu trop même, on reste beaucoup trop facilement collé à son téléphone…

Il y a des années comme ça où on sent qu’on a loupé quelque chose. C’était ma seizième édition cette année, ça fait partie du jeu. J’ai vu de belles choses, tenté de vous faire partager mon Festival, découvert des histoires (et paumé mes lunettes de soleil…). Tout ça va maintenant être englouti et classé dans la boîte à souvenirs (et j’aimerais pouvoir y mettre tout de suite cette fichue bande annonce du Festival, je n’en peux plus de cette chanson !!).
On se donne rendez-vous normalement pour le Festival 2018, du 11 au 16 juin, avec le Brésil en invité d’honneur.
Et retour aux chroniques BD !

4 comments

  1. Je suis surpris par ce Cristal du long métrage à Lou (que j’avais beaucoup aimé de mon côté), j’aurais vu plutôt Loving vincent a sa place et le prix du public à un Lou ou Zombillénium par exemple. Le jury s’est tourné vers Dans ce recoin du monde qui était beau mais un poil long j’ai trouvé mais film de qualité.
    je parlerais pas trop des récompenses des courts-métrages , qui ont eu moins le mérite de faire que l’humour/vie l’emporte sur la masse de courts sur la mort et le désespoir. Sélection qui j’espère sera plus variée l’année prochaine.
    De mon côté je suis satisfait de cette édition, 22 séances faites, tous les longs et courts métrages (en compétition), 1 séance de télévision, akira, blame,peter foldes, 4 films hors compétition (2 jap , un coréen et autre), ce fut rude mais toujours autant de plaisir.
    Nous verrons bien l’année prochaine si je continue ou pas à ce rythme et si je pourrais évidement.
    Pour le moment , il est temps de récupérer.

    Merci pour tes reviews toujours agréable à lire chaque année.

  2. Moi en tout cas, ça m’a donné envie d’y aller ! 2018 sera une année festival …
    Bon courage pour s’en remettre par contre, ça a eut l’air d’être rude

  3. Evidemment très très contente de ce cristal même si je m’y attendais pas. Ce n’est pas un film très consensuel d’après ce que j’ai pu lire. Heureusement que le jury n’est pas passé « à côté » (je t’aime Céline Sciamma !). J’ai aussi eu du flair pour le court-métrage suédois alors que j’ai fait seulement une séance de court. Ce qui m’a étonnée c’est le prix du public pour Vincent (en même temps, il y a eu pas mal de com’ et d’événements autour).
    Seize ans d’éditions, c’est énorme ! Ce fut un plaisir de te lire, mais disons que parfois on a l’impression que tu souffres vraiment énormément. Tu devrais peut-être te ménager un peu plus, ne pas en faire trop, et peut-être que le plaisir sera plus au rendez-vous.

    Ah oui je voulais aussi te remercier pour ton petit guide de la ville de l’édition de 2014 (c’est par là que j’ai découvert ton site), ce fut très utile mais impossible de mettre un commentaire sur l’article.

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