Le travail, c’est la santé… mais la santé de qui ?

Nous sommes dimanche soir 21 juillet 2019, 19h30, quand j’écris ces premières lignes. J’ai bossé tout ce week-end. Comme tous les week-ends précédents depuis plus de six mois.

Je ne me plains pas. Je suis assise sur ma terrasse à l’ombre après une journée très chaude, je suis clairement une privilégiée. J’en vois beaucoup sur le net, twitter notamment, qui galèrent, chômage, précarité, bas salaires, transports quotidiens épuisants, fins de mois difficiles, etc.
J’ai de la chance, j’adore mon job et il me permet de bien vivre, même s’il n’offre aucune garantie. Être freelance a ses avantages – pas de patron, pas de collègues, on travaille à son rythme, à sa manière, mon bureau est à cinq mètres de mon canapé – et ses inconvénients – on est seul face aux emmerdes, on doit tout gérer, de sa compta à son matos, et rien n’est garanti, pas de chômage, pas de congés payés, pas de plan B. Cy en parle d’ailleurs très bien dans sa dernière vidéo (et de manière générale, ses vidéos sont excellentes).
C’est une manière de faire qui n’est pas pour tout le monde, qui peut susciter beaucoup d’envie tant qu’on ne s’intéresse pas au prix à payer.

« Comment ne rien faire » de Guy Delisle

Mon prix à moi, c’est ma difficulté à décrocher (un classique chez les freelance).
Presque 14 ans que je ne suis plus salariée, et là près de huit mois que je bosse 7j/7. On ne part pas en vacances, ça c’est un choix, home sweet home. Mais depuis 14 ans, je n’ai pratiquement pas pris une semaine de total décrochage. Toujours cette angoisse lancinante que si je m’éloigne, on va m’oublier et que tout va s’effondrer. J’oscille entre des périodes d’attente entre deux contrats, où je suis rongée par le doute et la peur que ça ne reprenne jamais, incapable de me vider la tête et d’en profiter pour faire des choses qui me plaisent, et des périodes de planning surchargé où j’enchaîne les projets en totale apnée. Est-ce que c’est sain ? A l’évidence, non. Seule limite que je m’impose, c’est de ne pas bosser le soir, dernière limite 20h (oui bon, 20h30 exceptionnellement, mais j’avais un fichier à envoyer !!).
Quand mon psy me demande « Et pour vous détendre, vous faites quoi ? », je botte en touche « Eh ben c’est compliqué… ». Lire et écrire des chroniques ? Lire des essais de socio et prendre des notes ? T’appelles ça vraiment « te détendre » ?
(OK, il m’arrive de péter du monstre sur Steam, tout de même.)

« Thoreau et moi » de Cédric Taling

Mon rapport au travail n’est donc pas vraiment ce qu’on appelle un modèle de santé. En même temps, ayant grandi entre une mère au foyer qui s’activait toute la journée pour entretenir le logis et un père médecin généraliste qui faisait en plus des gardes de nuit, s’occupait d’un club sportif, d’un centre médico-sportif et était aussi médecin référent pour une fédération nationale, en déplacement le week-end pour des compétitions… j’ai bien grandi dans l’idéalisation du travail, « l’injonction à produire » dont parle Cy dans sa vidéo, avec la mentalité « L’important, c’est d’avoir un travail, quel qu’il soit » (j’en suis rapidement revenue après un an comme caissière d’un supermarché tous les week-ends durant mes études).

« Les Vieux Fourneaux » vol. 1 par Lupano et Cauuet

Et puis je me suis rendu compte que notre société est malade de son travail.
Ce qui n’était au départ qu’un moyen pour survivre, pour se nourrir et avoir un toit au dessus de sa tête est devenu un but en soi.
Que demande-t-on dès qu’on rencontre quelqu’un ? « Tu fais quoi comme boulot ? ». Comme si cela allait déterminer notre relation avec cette personne. Spoiler : c’est le cas. On pourra arguer que c’est pour faire la conversation, s’intéresser à l’autre, trouver des points communs pour éventuellement approfondir cette rencontre… N’empêche qu’on ne réagira sans doute pas de la même manière si en face la personne nous répond « Je travaille dans telle grosse société au service juridique » ou « Je suis au chômage depuis six mois ». Et que dire s’il rajoute « Et c’est cool, j’en profite pour dormir, bouquiner, aller au ciné… »… Combien le traiteront alors de parasite, d’assisté (ou du moins, le penseront très très fort en faisant une petite moue avant d’écourter la conversation) ?
Parce qu’apparemment, désormais, profiter de la vie, c’est un crime. Si tu ne cravaches pas 40 ou 50 heures par semaine, quitte à te pourrir la santé, tu es suspect·e. À deux doigts d’être dénoncé·e pour mauvaise citoyenneté. Ton crime ? Ne pas suivre le mot d’ordre de notre monde capitaliste obnubilé par une croissance infinie utopique et une consommation frénétique de biens tous aussi inutiles les uns que les autres.

« Riche – Pourquoi pas toi ? » de Marion Montaigne

Quand j’étais gamine, j’entendais beaucoup « Faut-il travailler pour vivre ou vivre pour travailler ? ». Je ne l’ai plus entendu depuis longtemps. J’imagine que notre civilisation a déjà choisi sa réponse et ne compte pas la remettre en question.

Par contre, j’entends souvent « Oh mais les jeunes de maintenant, ils ne veulent plus travailler… ». Alors non, ils ne veulent plus se lever super tôt pour aller à un taf minable payé au SMIC sous les aboiements d’un chef aussi autoritaire qu’incompétent qui n’a comme objectifs que de faire plaisir à quelques actionnaires déjà richissimes, quitte à couler la boîte dans deux mois par une gestion court-termiste complètement idiote (oui, j’ai UN PEU forcé le trait).
Et même si ce n’est pas la situation de tous, bien que ça reste classique, ils n’ont pas forcément envie de se casser le cul à trimer pour suivre le motto « métro-boulot-dodo » de leurs parents, qui apparemment n’a pas l’air d’être un modèle vraiment durable vu la gueule de la planète actuellement (ou en tout cas de la vie qui gambade dessus). Et je les comprends. Leurs parents étaient de la génération « bon diplôme = bon boulot, à vie », or le système a considérablement changé depuis. Alors non, notre monde ne les fait pas rêver.

« Les Vieux Fourneaux vol. 1 » par Lupano et Cauuet – La jeune génération qui gueule ses 4 vérités aux aînés…

Mais nous voilà d’office qualifiés d’affreux extrémistes si on ne s’extasie pas qu’un français, Bernard Arnault, ait dépassé Bill Gates dans le classement des plus grosses fortunes mondiales, arrivant au second rang avec plus de 103 milliards. Serait-on donc jaloux de son succès, comme on nous le dit ? Ou simplement très critiques de ces modes d’enrichissement massif illimité (quand ta fortune augmente de plus de 30 milliards en un an…) ?

« Les Vieux Fourneaux » vol. 5 par Lupano et Cauuet

Vous croyez vraiment que Jeff « Ama*on » Bedos, numéro un du classement, pèse plus de 130 milliards de dollars uniquement grâce à la force de ses p’tits bras ou la puissance de son gros cerveau ? Ou parce qu’il profite avec cynisme et goinfrerie d’un système qui permet de fabriquer des produits dans des pays pauvres pour quelques centimes, produits ensuite pris en charge en occident par des employés surmenés obligés de pisser dans une bouteille pour espérer tenir une cadence infernale dans des entrepôts gigantesques que nos élus nous vendent comme des chances exceptionnelles quand Jeff veut les implanter dans nos vertes contrées, contre plein d’exemptions de charges ou de subventions indécentes (Comme on peut le lire ici aux USA ou là en France) ? Tout en ne payant pratiquement aucun impôt ?
(Qu’on m’explique l’intérêt d’attirer de riches entrepreneurs en France si c’est pour qu’ils n’y paient aucun impôt…)

Datagueule#11 Amazon de Turbulences

Haine des riches ? Ça n’a pas l’air de trop les handicaper dans la vie…
Par contre, la haine des pauvres, qu’on culpabilise en permanence parce qu’ils seraient immatures, incapables de tenir leur budget, à qui on retire telle ou telle aide quitte à les foutre dehors, à qui on va demander de bosser bénévolement 35h par semaine contre un RSA de misère, elle est nettement plus dévastatrice.
Peut-être aussi parce qu’avoir le droit de ne rien faire est réservé aux plus riches, un privilège de classe…

« Le bateau-usine » de Gô Fujio, adapté de Takiji Kobayashi (Akata)

À l’évidence, la notion de travail n’est pas la même selon qu’on soit PDG multimilliardaire ou allocataire du RSA…

« Riche – Pourquoi pas toi ? » de Marion Montaigne

Bref. On est malade de notre travail. Travail qui n’a plus forcément de sens, qui nous bouffe temps et énergie, qui nous occupe plus de 40 ans de notre vie sans aucune certitude qu’après, on aura les capacités et la possibilité d’en profiter…
(Surtout avec l’âge de la retraite qui recule…)
Mais pourquoi ? Comment quelques élites richissimes ont-elles réussi à imposer leur vision délirante du monde où il est normal de se taper des heures de transport en commun ou de voiture pour ensuite enchaîner d’autres longues heures pour un travail plus ou moins subi (qu’on peut adorer comme détester), tout en n’ayant que comme perspective le prochain week-end ou les prochaines vacances pour souffler (et encore, il faudra là aussi faire la course à la conso si on veut être un bon citoyen) ?

À quel moment le travail est-il devenu plus important que la vie elle-même, y compris quand il est source de souffrances et de stress ? Au point que même le terme « Profiter de la vie » devient presque suspect ? Au point qu’on nous invente du Chief Happiness Officer pour œuvrer au bien-être au travail (pour plus de rentabilité) alors qu’il faudrait peut-être simplement commencer par traiter correctement les employés et pas les mettre constamment en concurrence, les pressurer, les surveiller, leur imposer des attentes délirantes, avec un management de la méfiance et du doute ?
(Et non, pas besoin de baby-foot au boulot, ou de Team building et autres conneries inventées pour obliger le salarié à dédier toute sa vie au boulot, en parasitant ses heures de temps libre…)

Trouvé par hasard sur un site de recherche 😀

On en arrive à faire des classements sur le nombre de jours de congés selon les pays, ou les moyennes de temps de travail par semaine pour savoir si on bosse plus que les voisins ou pas. Mais pourquoi ?

Est-ce que, dans le but de nous faire accepter d’y passer notre vie, on ne nous pousse pas à avoir trop d’attente face au travail, quitte à le surinvestir, d’espérer y trouver son épanouissement, le sens de son existence, au risque d’en souffrir durement en cas d’échec, de chômage, d’emploi décevant ?

« Le bateau-usine » de Gô Fujio, adapté de Takiji Kobayashi (Akata)

L’exemple récent de la canicule a d’ailleurs d’autant plus montré les problèmes de notre système où le travail est roi. Vingt départements en alerte rouge canicule – ce sera quoi dans dix ans, l’alerte rouge foncé, cramoisi, cuit dedans cramé dehors ? – et toujours cette fichue obligation d’aller travailler coûte que coûte. Même si le transport est un enfer, même si le travail se fait dans des conditions apocalyptiques, même si on n’aura absolument rien à y faire… Non, il faut être présent, même s’il n’y a aucun client, même si tu manques de faire un malaise, même si tu ne peux pas bosser parce que ton cerveau essaie déjà de survivre…
Et aucune remise en question de tout ce système idiot. Comment va-t-on faire quand les vagues de chaleur vont se succéder, affaiblir les corps, faire se multiplier les arrêts ? Faut-il attendre les morts dans les rames de métro ?
J’ai ainsi lancé un thread là-dessus sur twitter, qui a pas mal tourné. Preuve qu’il a dû parler à un certain nombre de gens. J’ai évidemment reçu un certain nombre de braves petits soldats qui, bien à l’aise dans leur bureau climatisé, ne voyaient pas l’intérêt et n’imaginaient pas une seconde qu’on puisse les empêcher de travailler.
D’autres qui se moquaient en mode « Mais on faisait comment avant, bande de fragiles ? » (eh bien, on mourrait…) ou « Mouahahah, bande de nases, vous croyez qu’ils font comment aux US ? » (Les USA ne sont pas ce que j’appellerais un modèle en terme de conditions de travail…).
Et puis il y a eu tous ceux et toutes celles témoins d’ouvriers du BTP qui devaient se taper à étaler du goudron par 40°, ou eux et elles-mêmes concerné·e·s, cuistots, vendeuses, équipier·ères fast-food, n’ayant pas le droit de boire, de se rafraîchir, enfermé·e·s dans des bureaux à 35°… Parce que, que la loi soit de leur côté ou pas (droit de retrait par exemple), face à un patron qui ne veut pas en entendre parler, il n’y a pas grand-chose à faire à part serrer les dents et espérer que ça passe vite. Les relations employeurs-employés ne sont pas d’égal à égal…

Soit dit en passant, il n’était pas question ici de congés sans solde, parce qu’évidemment beaucoup ne peuvent se permettre de perdre une part de salaire, mais d’interroger notre approche du travail, qui semble prendre le pas y compris sur la survie d’un être humain.
De même que la climatisation est une fausse solution, à très court terme uniquement : évidemment indispensable pour une population fragile, personnes âgées, malades, enfants, mais dont l’utilisation alimente le problème de chaleur. La clim rejette la chaleur à l’extérieur, fait donc grimper la température des villes et ainsi de suite… Et quand la clim ne suffira plus parce que la température sera de toute façon trop élevée ? Et quid des personnes qui ne peuvent pas y avoir accès ? Et les pays pauvres, notamment au sud, qui se prennent déjà ces vagues de chaleur depuis un moment (comme ici en Inde), alors qu’ils se tapent déjà nos sales boulots dans des entrepôts surchauffés ?

« Les Vieux Fourneaux » vol. 1 par Lupano et Cauuet

À partir de combien de milliers de personnes décédées à cause de nos conneries climatiques va-t-on commencer à trouver ça inacceptable ?
Bref… le changement climatique va obliger à remettre en question beaucoup de choses de notre quotidien, qu’on le veuille ou non. Dont le travail.

Je termine ce billet mi-août – oui, il aura mis du temps à s’écrire – et profite donc de l’avant-rentrée de septembre pour le poster. Peut-être une bonne occasion pour s’interroger sur notre rapport au travail, à la place qu’il prend dans notre vie, à l’importance qu’on lui accorde…

Calvin et Hobbes

10 comments

  1. Merci beaucoup d’avoir pris le temps d’écrire et de publier ce billet. En pleine recherche d’emploi, il aborde des thématiques qui me parlent et m’interrogent beaucoup en ce moment. Si en plus il y a quelques suggestions BD pour creuser la question… 😀
    Merci Encore ^^

  2. Merci pour ce beau billet !
    Même si je fais partie d’une catégorie privilégiée (en termes de conditions de travail, d’horaire, d’intérêt et de management humain), mon poste actuel est le résultat d’un long cheminement sur mon rapport travail/argent/existence aux yeux de la société. Après des années de mère au foyer, je peux affirmer que dans notre société, on a très peu de valeur si on ne ramène pas un salaire pour consommer, et qu’effectivement notre valeur personnelle pèse bien moins que notre potentiel financier….
    J’ai « Les vieux fourneaux » dans ma PAL depuis un moment, il faut que je m’y mette 😉

    1. Waouh, reprendre après des années au foyer, c’est balèse. Eh oui, la valeur d’une personne aujourd’hui reste très liée à ce que contient son compte en banque et à sa capacité à consommer.
      « Les vieux fourneaux », c’est souvent hilarant et il y a de ces dialogues… 😀

  3. C’est très intéressant votre billet sur la place du travail dans notre vie. J’aimerai rebondir sur la partie parlant des conditions de travail dans les entrepôts Amazon, en apportant mon vécu et mon expérience au sein même d’un entrepôt de logistique Amazon de Boves. J’y travaille depuis près de 2 ans, l’entrepôt est immense c’est vrai mais très moderne et c’est un plaisir de travailler dans ses conditions : les engins de manutention sont en excellent état et entretenus, en hiver c’est chauffé, en été climatisé, là dessus je n’ai pas à me plaindre. Les cadences ne sont pas infernales, il est sûr que la logistique apporte sa part de fatigue mais je suis polyvalent, comme beaucoup de salariés sur le site, cela permet une meilleure rotation des postes et de varier les missions, si le matin je suis sur un poste physique, l’après midi je passerai sur un poste moins sollicitant. Le site possèdent des toilettes un peu partout que je suis libre d’utiliser si l’envie me vient, et cela sans autorisation, je signal juste mon absence aux collègue si je suis sur un poste important. La relation au travail dépend de la personnalité de chacun et de ses attentes par rapport au travail, moi je prend plaisir à me détendre dans la salle de pause car j’ai des affinités avec des collègues, on discute autour d’un café, on échange quelques balles autour de la table de ping-pong. On travaille, mais on rigole bien.

      1. Reconnaissons à Cyril qu’il n’avance pas trop masqué :p

        Morgan : pendant la canicule, je n’ai pas été en alerte rouge (non qu’il ait fait moins chaud qu’ailleurs, plutôt que le Sud-Ouest est censé mieux connaitre la chaleur…) Un jour où ça chauffait bien, je suis allé dans un magasin de déstockage d’une célèbre marque. L’établissement est plutôt agréable dans sa catégorie : pas sale, plutôt rangé pour ce genre d’endroit et surtout la patronne parait humaine. Elle ne crie pas sur ses employés en public, et je ne pense pas non plus en privé. Les clients ne sont pas des gêneurs.
        Et ce jour-là, il y avait une employée, en CDD je présume. Elle faisait de l’approvisionnement, donc des allers et venues. Le magasin n’est pas brulant mais reste chaud. La patronne lui demande si elle a bu, récemment. Non. Va donc boire. Non, non pas besoin, je n’ai pas soif. De fil en aiguille, on comprend qu’elle ne s’est pas désaltérée depuis le matin. La patronne l’a obligé à boire (sincèrement inquiète pour sa santé, je pense.)
        J’ai bien eu l’impression que cette employée avait pris l’habitude de strictement ne pas boire, pour ne pas avoir à quitter son poste pour éliminer.

        1. Il est vrai que Cyril n’a pas avancé planqué et c’est tout à son honneur 🙂
          Terrible comme témoignage… On finit par intégrer la maltraitance qu’on a pu subir et on se la fait subir à soi-même. Comme si c’tait normal et parfaitement acceptable de risquer sa santé pour un job. Flippant.

  4. Ha ha, Mangaverse a tellement d’influence qu’il fait peur à Amazon qui y envoie un des de ses ambassadeurs !

    Bon, moi, j’ai un boulot qui me plait (non, pas ambassadeur Amazon !) : pas celui dont je rêvais quand j’étais enfant, certes, mais j’ai la sécurité de l’emploi, le travail est intéressant et il y a des possibilités d’évolution de carrière (même si ça diminue) et, pour ce dont j’ai besoin, je trouve le salaire et son évolution très corrects. Je ne me plains donc pas.

    1. Non mais les mecs sont à fond partout sur le net, dans ses moindres recoins, dès qu’on parle d’Amazon, c’est fort (et flippant)…
      Pour le boulot, on n’est fort heureusement pas obligés de s’en plaindre mais ça n’empêche pas de s’interroger sur la place qu’il prend, que ce soit pour nous ou dans la société en général.

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