Belzebubs

Volume unique par JP Ahonen, édité par Glénat en octobre 2018, 170×183, 128 pages, 9,95€.

En juin 2014, je découvre le travail de JP Ahonen avec Perkeros, dessiné par KP Alare. Coup de foudre immédiat. Que du bonheur donc quand je vois que Glénat sort Belzebubs de JP Ahonen en octobre 2018…

BelzebubsBelzebubs, c’est le nom du groupe de metal de Sloth, père de famille toujours fou amoureux de sa femme Lucyfer et papa attentionné de son ado Lilith et du petit Leviathan. Recherche d’un nouveau batteur, vie de famille et concerts endiablés, c’est le quotidien de cette petite troupe très, disons, passionnée !

Ce volume regroupe en fait les strips de JP Ahonen disponibles sur le net en version anglaise notamment sur le Tumblr officiel. Des strips de souvent quatre cases, nous plongeant dans le quotidien totalement barré de cette famille Adams version metal, qui vit sa passion à fond, à grands coups de messes noires, odes à Satan, voyage en amoureux en Enfer et autres joyeusetés très dark.
L’auteur, évidemment fan de metal, joue à fond la carte des clichés associés à ce style, avec énormément d’humour et en même temps une sacrée dose de tendresse. Oui, on peut faire des messes sataniques et autres sacrifices de boucs et être un grand romantique bourré d’amour pour sa petite famille !

Au départ, les strips peuvent donner l’impression d’être indépendants les uns des autres puis petit à petit, une histoire se construit et on suit aussi bien les trépidations du groupe qui peine à se trouver un batteur aussi bon rythmiquement que niveau look que les petites aventures du quotidien de cette famille pas ordinaire qui connaît les mêmes galères que tout le monde… en plus gothique.


Comme toujours avec les strips d’humour, tous ne font pas forcément mouche mais bon nombre vous décrochent un sourire voire un fou-rire. Comme la grand-mère totalement badass et son défunt mari (faut faire ton deuil, mamie, arrête de déterrer papy !!), ou les premiers émois de Lilith, qui se découvre un gros béguin pour un copain de classe désespérément sage, binoclard et maigrelet. Pas facile d’apprendre à draguer dans un univers pareil, malgré toute la bonne volonté de sa meilleure amie lesbienne sarcastique hilarante, qui en profite pour craquer sur la rivale de Lilith… Et n’oublions pas le début d’adolescence du petit Leviathan : quand dans des familles classiques, les enfants ont des phases grunge ou emo, forcément lui il va découvrir Jésus, au grand désarroi de ses parents…

Petit format, 128 pages qui se lisent vite et qui vous mettent le sourire aux lèvres, personnages très attachants, humour absurde et décalé… Pas besoin d’être fan de metal pour complètement craquer pour Belzebubs !

(Les illustrations viennent du site officiel, évidemment la version Glénat est en français…)

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