FIFA 2018 : vendredi sombre puis tout doux

Dernier jour de Festival pour moi, avec deux séances au programme.
Mais je suis en ville dès 8h40 pour une conférence de presse à 9h15.

Petit passage ruineux à BD Fugue – j’avais pourtant réussi à résister toute la semaine… – puis je vais attendre devant la salle. Je ne doute pas de pouvoir rentrer, ce n’est pas la grande foule. Mais rien de honteux non plus.
Cette conférence de presse est consacrée au long métrage Okko et les fantômes. Encore une fois, je verrai le film après et ce n’est pas super pratique mais bon… Sont présents le réalisateur Kitaro Kosaka et le producteur Masahiro Saito, avec Ilan Nguyen pour la traduction. Ça me permet en tout cas d’en apprendre un peu plus sur ce film dont je ne sais en fait rien… Mais on en reparlera dans la chronique consacrée.

9h55, la conférence se termine, je tente le coup d’aller voir si les petits dej du court du jour, consacrés aux courts métrages projetés hier dans la Grande Salle, sont terminés ou pas. Je me faufile dans l’espace Rencontres, toujours bien occupé, et Marcel Jean est en train d’interroger Marcus Armitage, réalisateur du court That Yorkshire Sound. Parfait, ça me laisse le temps de prendre un petit jus d’orange au comptoir et de m’installer dans un coin pour écouter.
Et je suis ravie de voir se présenter le réalisateur d’un court que j’ai beaucoup aimé, Wouter Bongaerts pour Panta Rhei. D’autant plus que ses explications me permettent de mieux comprendre son film. Eh, j’ai bien fait de venir !


Puis, c’est au tour de Ji Hyeon Kim pour Mang-ja-ui-sum, mon fameux court sud-coréen nécrophile d’hier… Justement, je m’étais dit que ce serait intéressant de savoir ce qu’elle aurait à en dire.
Ben rien, en fait.
Elle galère en anglais, ne comprend pas les questions de Marcel Jean ni du public, traduites par l’interprète français-anglais ou pas, et les rares réponses qu’elle donne, il y a un tel accent que je ne comprend qu’un mot : necrophilia. Ah oui mais celui-là, il ne m’apprend rien sur le film…

Il est déjà 10h15, je m’éclipse tandis que le calvaire linguistique de la jeune réalisatrice se termine et je fonce au complexe Pathé pour ma première séance.


Je me trouve une place pas si mal vu l’heure – ah tiens, Boulet à quelques sièges à côté, je ne l’avais pas encore aperçu cette année – et on passe donc aux courts métrages en compétition 5.
Mazette, pour ce dernier programme, ils ont été un peu violents. 9 courts, 26 points sur 45. Je ne peux m’empêcher de rire en pensant aux enfants un peu jeunes qui couraient après les avions en papier au début de la séance, quand je vois le côté très cru de plusieurs films diffusés. Pas pour rien s’il y a des programmes spécialement pour les plus jeunes dans la programmation désormais !

Au programme donc, du cul très coloré, du rhinocéros hongrois vraiment très moche, un court très court sur les armes aux USA, des souvenirs croustillants à l’Opéra Garnier, un job où il ne faut pas être frileux dans un zoo humain, des lettres qui… bougent…, une cantatrice qui n’aime pas le jaune, un court japonais pas beau et agressif, et pour finir un film iranien visuellement impeccable, dans un métro de l’apocalypse, avec vols, coups, bébé qui pleure sur le cadavre de sa mère, violences, destruction… – je ne sais pas si c’est l’image qu’il a de l’occident mais si oui, ce n’est pas glorieux…

OK, joie, bonne humeur, ciel bleu, soleil qui brille, on sort de la salle à 11h55 et je file avaler un bon burger volaille à L’heure tourne, parce qu’un Festival sans au moins un repas à L’heure tourne n’est pas un vrai Festival.
Je repars vers Bonlieu voir le monde pour la dédicace de l’équipe des Indestructibles 2, dont Brad Bird, et celle du court Bao, prends quelques photos et repars vaillamment vers ma deuxième et dernière séance de ce Festival.

Elle sera évidemment consacrée à Okko et les fantômes de Kitaro Kosaka, après la conférence de presse de ce matin. Chronique disponible ici. A la fin de la séance, je vois que le réalisateur Michel Ocelot était aussi dans la salle. Ça me fait toujours plaisir de voir un réalisateur s’intéresser au travail des autres.
Et c’est avec ce joli film, tout en douceur, que j’en termine avec mes projections pour cette 42e édition.

Derniers billets prévus : demain samedi, le billet récapitulant les courts métrages marquants, et dimanche, le palmarès et bilan. Et ce sera déjà pas mal !

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