Vacances, j’oublie tout…

Le mois de juillet se termine enfin – l’impression qu’il a duré une éternité… – et nous voilà en plein mois creux de l’année. 15 juillet – 15 août, le mois le plus vide, le mois des vacances pour beaucoup.
Je sens la fatigue accumulée qui commence à me tomber dessus.

Je multiplie les billets, certains très longs, jamais achevés, sans savoir s’ils finiront publiés ou pas. Sur Ça de Stephen King, ou notre rapport compliqué avec le travail, par exemple….
J’essaie de finir un roman d’Edgar Allan Poe avant de relire Les montagnes hallucinées de Lovecraft (qui s’était inspiré du dit roman) pour pouvoir enfin découvrir son adaptation manga par Gou Tanabe. Cette habitude de toujours vouloir lire l’œuvre d’origine pour mieux comprendre le manga fait que je n’ai TOUJOURS PAS lu Le bateau-usine de Gô Fujio chez Akata, vu que je veux lire avant le roman de Takiji Kobayashi du même nom. J’ai déjà du mal à trouver le temps de lire une BD alors un roman…
J’espère toujours réussir à en finir avec La crise de la masculinité de Francis Dupuis-Deri depuis deux mois, livre passionnant mais dense qui demande du temps de cerveau disponible, dont je manque cruellement (de temps ou de cerveau, je vous laisse décider…).
Et j’en ai tellement d’autres à décortiquer…

J’oscille en permanence entre rage incontrôlable et désespoir absolu face aux nouvelles d’un monde qui semble chaque jour s’enfoncer un peu plus dans la médiocrité et le cynisme, où toutes les pires décisions sont prises sans qu’on puisse rien y faire sans risquer du lacrymo dans la gueule, où les haines et les peurs grandissent jusqu’à l’insupportable.
J’ai envie d’écrire sur cet autoritarisme viriliste puant (souvent lié à de la xénophobie et de la LGBTphobie, évidemment, ça va ensemble) qui semble gagner de plus en plus de pays, à la grande joie de certains persuadés que les coups de matraque seront toujours pour « les autres ». Tout en me disant que je n’en sais pas assez pour ça. Autoritarisme, sexisme, anti-féminisme, racisme, capitalisme acharné, changement climatique, destruction de la biodiversité, culte du tout-bagnole… tout est lié par les mêmes racines profondes qui s’enfoncent au cœur de l’histoire humaine depuis des millénaires. Ce qui rend tout si complexe à analyser.

Et ce qui est encore plus flippant, c’est qu’on s’habitue à tout. Ce qui nous paraissait insupportable hier est devenu banal aujourd’hui. Le Pen père au deuxième tour des Présidentielles en 2002 : des millions de gens dans la rue. Le Pen fille au deuxième tour en 2017 : rien. Jusqu’où ?
Sachant que dans les années à venir, il va forcément y avoir un afflux massif de réfugiés chassés de chez eux par le changement climatique et les guerres et autres horreurs qui en résulteront, jusqu’où acceptera-t-on et même justifiera-t-on la violence, l’inhumanité, les crimes immoraux même si légaux (comme si la loi était toujours du bon côté…) ?

Internet est un outil merveilleux pour se connecter au reste du monde, mais ce qu’il nous permet de  découvrir sur le côté le plus sombre de l’humain est terrifiant et difficilement supportable.

Le bonheur à l’état pur…

Je pourrais tout couper et juste aller me poser sur ma terrasse un thé à la main. Regarder mon chien vivre sa meilleure vie allongé au soleil – là où il y a un rayon de soleil, il y a un teckel.
Lâcher prise et simplement avancer. Mais ça ne changera rien…

Bref, je suis crevée et j’ai vraisemblablement besoin de vacances (même si…).
Ou de faire comme le Dr Manhattan et m’exiler sur Mars.

Et merde, j’ai oublié ma liseuse…

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