Darker than Black

Série en 4 tomes par Yuji Iwahara à partir d’une œuvre originale de Bones et Tensai Okamura, éditée en VF par Ki-oon.
Sens de lecture japonais, 130x180mm, 7,90€.

C’est en 2008 que je découvre Yuji Iwahara avec Le roi des ronces chez Soleil Manga, suivi du Monde de Misaki chez Akata/Delcourt. Appréciant son style graphique, je me laisse tenter par Darker than Black, série en 4 tomes adaptée d’une anime de Bones et Tensai Okamura, dont Iwahara s’était déjà occupé du character design.

Darker than Black vol. 1Je ne savais rien de l’anime avant de lire le manga : les personnages m’étaient totalement inconnus, tout comme l’univers. Restait alors à voir si le manga pouvait tenir par lui-même ou s’il fallait forcément avoir la série en mémoire pour pouvoir en apprécier la lecture…
Il y a dix ans, la Porte des Enfers est apparue à Tokyo. Un endroit où la physique et la logique n’ont plus cours. Elle a eu beau être cachée par un mur, des humains en ont subi l’influence et sont devenus des contractants, des individus sans émotions dotés de grands pouvoirs. La section 4 de la police a pour travail de les empêcher de nuire au reste de la population.
Le lieutenant Kirihara se voit ainsi enquêter sur deux morts étranges, qui pourraient impliquer un contractant. Une mystérieuse fleur noire est retrouvée sur les lieux. Le contractant BK-201, « La Faucheuse noire », aurait-il à voir avec ces morts ?

Evidemment, l’univers de l’anime m’étant totalement inconnue, les premières pages sont un peu déroutantes mais permettent assez rapidement de se faire une idée du contexte. Bien sûr, il manque tout un passif, notamment sur ce fameux BK-201, mais Iwahara parvient à mener son enquête de départ avec suffisamment de rythme et d’efficacité pour que la lecture puisse se poursuivre sans constamment se demander le passé de chacun.
L’idée des contractants et des Dolls n’est en soi pas forcément originale mais les pouvoirs conçus ne sont pas si classiques et l’idée de rémunération, souvent totalement absurde, donne un petit côté décalé intéressant.
Darker than Black vol. 4Il s’agit ici a priori d’une histoire complète indépendante de la série TV, même s’il y est fait référence de temps à autre, on peut ainsi sans souci s’y retrouver et découvrir par la même occasion des personnages inventés pour le manga. Comme toujours, Iwahara sait les rendre attachants et intrigants, parvenant à apporter petites touches d’humour et grosses doses d’action au milieu d’une enquête finalement beaucoup plus importante qu’on ne pouvait l’imaginer au départ.
Le tout reste plutôt équilibré entre les différentes phases, sachant ne pas faire durer l’action trop lourde trop longtemps ni juste remplir les pages avec du futile sans intérêt. Les personnages créés pour le manga ont droit à leur propre développement qui n’en font donc pas que des poupées juste là pour l’occasion. Rien de profondément révolutionnaire mais des personnalités sympathiques assez bien travaillés.

Le coup de crayon d’Iwahara est unique, détaillé, précis, tout en rondeurs, avec une narration énergique qui sait tenir le lecteur en haleine.Cela reste toujours son point fort tant il parvient à donner une dynamique particulière à ses histoires grâce à ça.

darkerblack03
Darker than Black s’avère donc une série plutôt sympathique, efficace et divertissante, courte et complète, ne nécessitant pas forcément de connaître l’anime pour être lue, même si cela apporte sans doute un gros plus. Une bonne entrée en matière pour ensuite découvrir l’autre série d’Iwahara en cours chez Ki-oon, Dimension W

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