Festival d’Annecy 2015 : un mercredi mitigé…

Programme du jour : les p’tits dej du court, un long métrage en compétition Miss Hokusai de Keiichi Hara, la conférence de presse le concernant, puis les courts métrages n°3. Tout ça entre 9h et 16h. En fait, tout s’enchaîne sans aucun temps mort dès ma descente du bus à 9h et je n’ai pas du tout le temps de faire autre chose… Ça ne me déplaît pas.

Souhaitant ne pas trop louper la première intervention des réalisateurs des courts métrages d’hier, je fonce dès mon arrivée en ville au bar du Festival. Melissa Johnson et Robertino Zambrano ont quand même déjà commencé depuis quelques minutes mais je ne m’en sors pas si mal.
Comme hier, les réalisateurs expliquent leur travail les uns après les autres, souvent avec beaucoup d’humour et de bonne humeur. Mention spéciale à Riho Unt qui n’a pas arrêté de vanner (sans forcément le vouloir) Marcel Jean et les questions du public : « Votre film est très politique… » « Euh non, pas du tout… » « Et donc le chien ce serait le peuple estonien et le singe les russes ? » (regard effaré du réalisateur) « Ah non, je n’ai pas du tout voulu dire ça… ». Avec suffisamment de malice dans la voix pour qu’on se demande « mais il nous vanne ou pas ? ».
C’est devenu un peu plus sérieux avec Michelle et Uri Kranot, réalisateurs israéliens maintenant installés au Danemark dont le film sur la relation entre un bourreau et sa victime ne peut évidemment que faire écho avec la politique de leur gouvernement d’origine. Pas pour rien s’ils vivent désormais au Danemark et qu’ils disent eux-même, avec amertume et fatalité, qu’ils auront sans doute de moins en moins de lien avec Israël…
Et on continue avec les politiques sanglantes avec Jalal Maghout, réalisateur de Suleima, sur la vie d’une activiste syrienne qui ne cesse de combattre pour la liberté dans son pays. Elle a d’ailleurs pu voir le film il y a peu, grâce à internet, car bien évidemment, il n’est plus possible désormais de faire des projections publiques, surtout d’un tel film anti-régime, en Syrie. Tout comme la réalisation devient également très compliquée, ce qui explique que Jalal Maghout est depuis peu installé à Berlin. Waouh, tout ça donne une autre dimension au pouvoir de l’animation…

Je ne reste pas pour le dernier passage, préférant aller me poser dans la grande salle pour le long métrage de 10h30. J’avoue, je grille un peu la queue et je m’installe assez devant pour être sûre de ne pas avoir de grande tête me cachant les sous-titres comme ça a été le cas hier. Surtout que les sous-titres sont en anglais, je n’ai pas besoin d’une gêne supplémentaire…

Keiichi Hara sur la scène de la grande salle
Keiichi Hara sur la scène de la grande salle

Je vois l’équipe du film – des femmes en kimono, ça se repère… – avec Cédric Littardi s’installer tandis qu’Ilan Nguyen (qui était le traducteur de Shunji Iwai lundi) se pose juste devant moi. Il y a des gens comme ça qu’on revoie régulièrement (anonymement, hein, il ne me connaît pas)…
Je parlerai du film et de la conférence de presse qui a suivi dans le prochain billet. On peut juste dire que je ne suis pas totalement convaincue…

OK, il est temps d'y retourner...
OK, il est temps d’y retourner…

13h30, je termine le sandwich acheté avant la conférence et retourne directement dans la grande salle pour ma dernière séance de la journée, les courts métrages n°3. 23 points sur 40. Ce fut moins douloureux que la veille mais difficile. Et j’ai enfin eu droit à mon court épileptique habituel, cette fois-ci un film français de 11mn avec des trucs qui gigotent à l’écran. Quoique le suivant, un film canadien de 4mn, en terme d’épileptique, était pas mal non plus…
Séance donc difficile, hormis quelques idéesplus sympa, et qui se termine par le dernier Rosto. Histoire d’être vraiment dans la joie et la bonne humeur… Ouille…

J’en reste là pour aujourd’hui, attrape mon bus sans problème et fais déjà le point sur les séances de demain. Ce sera assez chargé…

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