Youhou ? Il y a quelqu’un ?

calvin03Voilà quelques semaines que je n’ai pas travaillé sur mes blogs. Pas par désintérêt, bien sûr, mais…
Euh…
Attendez…
Si si, en fait. Manque d’intérêt. On ne va pas se mentir. Enfin, c’est plus compliqué que ça… Cela fait un bon moment que je n’ai pas ouvert une BD. Et presque 2 mois que je ne suis pas allée faire un tour à ma librairie préférée (mon compte en banque me remercie, au passage).
(Pour la peine, j’y suis passée ce matin et j’ai dû me retenir vu tout ce qui est sorti depuis…)
Manque de temps, certes, pas mal de boulot en ce moment et avec la compta et la paperasse à gérer, les mois de mars-avril sont souvent assez chargés de manière générale.

Mais il n’y a pas que ça, soyons honnêtes. Il arrive régulièrement que je n’ai pas envie de lire, de me plonger dans quelque chose, j’ai l’habitude. La différence ici, c’est que j’ai fini par me demander « Pourquoi ? ». Je me suis interrogé sur ma manière de fonctionner, mes pics d’enthousiasme et mes chutes vertigineuses d’intérêt. Est-ce que tout le monde fonctionne comme ça ? Est-ce que ça signifie quelque chose ? Est-ce « normal », pour peu que la normalité veuille dire quelque chose ?
Bref, beaucoup de questions qui accompagnaient ma prise de conscience d’une manière de fonctionner un peu perturbante parfois.

livres01

Petit exemple de livres qui attendent (parfois désespérément) d’être lus, sur des sujets divers et variés (et ce n’est qu’un exemple, il y en a plein d’autres sur l’astronomie, les volcans, le Japon, les romans policiers, le bouddhisme, l’Islam en France, etc.). Sans compter la centaine de ebooks sur ma liseuse… Et je ne parle évidemment pas des BD parce que là…

Il m’arrive d’être dans un état d’excitation intellectuelle intense, où tout, absolument tout, m’intéresse. Je veux tout lire, tout découvrir, tout voir, mon esprit turbine à fond, l’enthousiasme est au niveau max, au point que j’en ai même parfois du mal à respirer (respiration bloquée qui accentue les effets physiques). C’est le moment où je vais acheter 10 livres sur 10 sujets différents, parcourir le net en long et en large sur 5 autres sujets pendant 3h, avoir une folle envie d’écrire, regarder quels films aller voir, discuter sur twitter avec 20 personnes en même temps, et ne pas me préoccuper des banalités sans intérêt telles que manger ou sortir le chien qui n’en peut plus de se retenir et me fixe depuis 2h.
Je force un peu le trait mais pas tant que ça.
C’est une période totalement euphorisante, où j’ai la méga-patate, le sourire jusqu’aux oreilles, avec cette impression qu’on peut changer le monde en claquant des doigts !

Inutile de dire que la période est épuisante, surtout nerveusement, et que très vite, la frustration fait son entrée puisque je ne peux PAS tout lire, tout voir, tout découvrir (je le sais, j’ai essayé…). Et qu’à force de vouloir m’intéresser à tout, je me disperse et ne vais au fond de rien, n’avance pas et suis incapable de me concentrer sur un sujet précis (genre le travail par exemple, ce qui peut être quelque peu problématique).
Je passe alors à de l’énervement, de l’agacement, bouillonne de frustration et finis par tout larguer. Je n’ai évidemment fini aucun livre, ne suis devenue experte en rien du tout et ai la sombre impression d’être une grosse incapable feignasse.
Je me renferme sur moi, n’ai plus d’énergie, plus d’envie. Et vu que le boulot continue d’avoir besoin de moi, je m’hyper-focalise dessus et y mets toutes mes forces pour pouvoir avancer. Et ne vois plus rien d’autre. Vient alors une période où je ne reste fixée que sur cet objectif de travail, en refusant inconsciemment de me plonger dans quoi que ce soit d’autre pour ne pas me déconcentrer. Même le soir, quand j’éteins l’ordinateur, journée de travail terminée, je ne peux pas ouvrir un livre puisque je veux garder le focus disponible sur le travail du lendemain.
Ce n’est pas un choix, c’est comme ça que mon cerveau semble fonctionner depuis toujours.

J’ai un mal de chien à finir quelque chose, à terminer un projet qui pouvait m’enthousiasmer 3 jours auparavant. Les projets longs me sont difficiles à supporter. J’adore lire mais le seul moyen pour que je finisse un livre de A à Z est de le lire quasi d’une traite (un peu difficile pour les livres de 500 pages), ou du moins que je ne me plonge dans rien d’autre dans le même temps (ce qui peut durer un bon moment surtout que j’ai tendance à lire trop vite et à oublier la page précédente). C’est sans doute pour ça que le format BD me convient si bien, ça se lit assez rapidement (mais je galère pour me mettre à C’est toi ma maman ? d’Alison Bechdel parce qu’il va être long, forcément…).
Bien sûr, il y a sans doute moyen de se « forcer » mais au prix d’une énergie mentale et nerveuse élevée, pour un résultat potentiellement décevant et des retombées désagréables. Je ne fonctionne simplement pas comme ça, et se battre contre revient à nager à contre-courant pour finir par s’épuiser en ne comprenant pas ce qui nous arrive.

J’ai toujours cru que tout le monde fonctionnait comme ça… mais j’en viens à en douter. Ces phases si épuisantes, intenses, cette impatience que j’ai fini par apprendre à contenir un minimum (question de survie), ces crises d’énervement et de frustration régulées (par médicament) depuis peu, ces angoisses, ces paniques que je trimbale depuis 15 ans, ces lancinants « j’sais pas quoi faire, j’mennuie » que je répétais en boucle il y a 20 ans, cette difficulté à prendre la moindre décision (surtout si elle est insignifiante)… et si tout ça était lié ? Et si j’étais une adulte TDAH ?

TDAH : Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Un acronyme pas vraiment accepté par tout le monde, vu par certains comme une invention des laboratoires pour vendre leurs amphétamines légales. Mais je m’en fous, personnellement, je n’ai pas besoin de médicament pour ça, je veux juste comprendre pour mieux gérer et canaliser. Je me croyais psycho-rigide, je découvre que je suis en fait peut-être capable d’adaptations rapides et que cette rigidité, je l’ai créée de toutes pièces au fil des années pour rentrer dans le moule de ce qu’on attendait de moi, quitte à me brider.

Je ne m’étais jamais plus que ça intéressée à la question puisque j’avais, comme beaucoup, en tête l’image d’un gamin (souvent un garçon) ne pouvant pas rester assis plus de 30 secondes mais capable de ravager une pièce en 5 mn et de donner des envies de ligatures des trompes immédiates à sa mère dépassée par tant d’énergie explosive.
C’est ça, l’image de l’hyperactivité qu’on nous sert dans les médias depuis des années. Et je ne m’y reconnaissais pas du tout. Je ne suis pas hyperactive, je peux même être hypoactive (appelée également « grosse loque sur le canapé »). Mais comme souvent la réalité est plus complexe. Tout comme l’autisme, ce n’est pas que Rainman se balançant d’avant en arrière, tout comme l’agoraphobie ce n’est pas juste flipper devant un grand espace vide, le trouble du déficit de l’attention, c’est surtout avoir une gestion de son attention différente de ce qu’on attend de nous aujourd’hui. Où on est censé pouvoir rester concentré pendant 2h sur le moindre sujet sans bouger, rester performant quelque soit la question, gérer le quotidien et les obligations sans souci.
Moi je ne peux pas. Si un sujet ne m’intéresse pas, je suis incapable du moindre effort d’attention dessus (je n’ai pas eu 5 sur 20 en droit durant mes études pour rien, je n’ai pas écouté un seul cours). Les détails m’emmerdent. Les gens trop lents me hérissent. Bosser sur un truc sans intérêt me rend physiquement malade.

J’ai la chance de vivre avec une bosseuse qui me permet de me réguler, de me donner un rythme de vie plutôt sain, m’évitant ainsi de rester devant mon écran jusque 3h du mat tout en laissant tomber les repas qui m’emmerdent.
Ça n’empêche qu’envoyer mes factures à mes clients, ranger ma paperasse, avoir un bureau pas trop bordélique me reste difficile (voire impossible pour le bordélique). Et que je peux me disperser très rapidement et perdre toute mon énergie à m’agiter pour rien, à galérer à finir quelque chose avant de commencer autre chose tout en ayant déjà en tête 30 autres idées qui se bousculent et que je stresse comme une malade d’oublier. Et Twitter est un sacré piège pour quelqu’un comme moi, beaucoup trop adapté à mon caractère de zappeuse qui va passer d’un sujet à un autre constamment tout en accumulant les conseils de lecture et de découvertes divers et variés. Je discute dessus avec des gens passionnants mais je peux vite m’y perdre…

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En général je me lasse très vite des choses. Les jeux, les livres, les divers sujets, les projets… Je papillonne, je survole. C’est pour ça que j’ai été étonnée de la longévité de Mangaverse et de mon intérêt pour le manga et la BD en général.
Et cet intérêt est toujours là. Juste qu’il évolue, change de forme régulièrement (tout comme j’ai changé le design et les rubriques de Mangaverse très souvent pour justement garder intacte ma motivation) et a besoin que j’en accepte les aléas pour garder cette envie de lire et découvrir encore un peu. Parce que ça me tient toujours à cœur, quoiqu’il arrive. Et que j’y ai déjà consacré près de 15 ans de ma vie par passion. À moi désormais de réussir à gérer, pour continuer après déjà 2 ans d’AfterM…

Et vous, vous fonctionnez comment ?

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9 réponses

  1. Croissant rose dit :

    Pour ma part, je suis quelqu’un de… lent et paresseux. Je l’ai toujours été. Tout ce que je fais me prend énormément de temps, parce que j’ai aussi tendance à papillonner et à prendre beaucoup de pauses. J’en ai besoin. En fait, je ne sais pas exactement comment je fonctionne et ton article m’éclaire un peu plus, même si je n’ose pas donner de nom à ma façon de fonctionner. Je suis comme ça et puis c’est tout.
    J’aimerais être plus efficace et persévérant dans mon travail, mais je change d’avis sans arrêt et d’ailleurs, j’ai de grosses difficultés à faire le moindre choix. Je suis quelqu’un de très distrait, j’ai des soucis d’attention. On a visiblement un problème du même ordre, mais pas tout à fait pareil, parce qu’on est tous différent. Et c’est pour ça que je ne veut pas me mettre dans une case et donner un nom à ce qui n’irait pas bien chez moi. En fait je ne considère pas vraiment que quelque chose ne va pas. C’est la société qui se veut « normale » qui cherche à faire passer n’importe quel trait de personnalité comme un trouble. Et c’est terrifiant. Je crois même que c’est ce qui mène à la dépression, la quête de la normalité…
    Pour en revenir à ma manière de fonctionner, c’est ce qui fait qu’à 24 ans je n’ai toujours pas accompli quoi que ce soit, même si je sais de plus en plus de choses. J’aime accumuler toute sorte de connaissances, mais j’ai du mal à les mettre en pratique.
    J’ai une activité artistique mais comme je suis un éternel insatisfait, je ne progresse pas. Il y a toujours un truc qui m’empêche de me lâcher.
    En fin de compte, je suis un peu perdu, je ne sais pas où je vais. Donc j’ai de plus en plus tendance à ne pas penser au futur et tenter de profiter de l’instant présent. Et c’est difficile parce que je reste obsédé à l’idée de faire quelque chose de ma vie, d’avoir une activité créatrice… Un autre problème étant que je manque de confiance en moi : je suis convaincu de ne pas avoir suffisamment de talent, ni de volonté, ni de capacités physiques pour accomplir vraiment quelque chose. Je fais du surplace.

    Le problème, ce n’est pas notre personnalité, c’est de savoir comment on fait pour vivre dans ce monde là avec ce genre de personnalités. Pour ma part, je cherche encore… La réponse se trouve peut-être simplement dans les relations sociales. Par exemple tu vis avec quelqu’un qui semble bon et motivant pour toi, et c’est super cool. Ce n’est vraiment pas facile de trouver le genre de personnes avec qui on est bien. Et en attendant, ce serait bien que j’apprenne à vivre seul avec moi-même, pour commencer.

    • Morgan dit :

      Merci pour ton commentaire que je trouve très parlant.
      Je n’aime pas non plus le terme de « trouble » (je l’ai utilisé vu que c’est la dénomination officielle), je vois plutôt ça effectivement comme une manière de fonctionner comme une autre. Simplement, comme elle a ses particularités, c’est plus pratique de la gérer si on la comprend et ça peut permettre de faire de meilleurs choix plus en phase avec soi. Genre, perso, quand j’étais salariée, je ne supportais pas l’autorité et ça s’est très mal passé avec mon chef, un boulot à mon compte me convient bien mieux.
      J’espère en tout cas que tu parviendras à trouver un équilibre et ton propre rythme. J’ai 37 ans et je viens tout juste de commencer à comprendre 🙂
      Tu peux toujours jeter un œil à un lien que j’ai mis dans le billet (cliquable sur le mot TDAH), qui explique de manière très détaillée certaines choses. On ne sait jamais…

      • Croissant rose dit :

        Merci pour le lien ! (Je n’avais pas vu que c’en était un. :p)
        C’est très instructif et je comprends déjà mieux ma personnalité, qui correspond en effet au « T »DAH type inattentif. (la plupart du temps)
        Je n’irai bien sûr jamais voir un quelconque spécialiste pour ça, mais comme tu l’as dit me renseigner sur ce type de personnalité me permettra peut-être de pouvoir gérer ma vie un petit peu mieux. Ca aide de savoir, tout de même. 🙂

  2. Shermane dit :

    Cialis cialis…
    Hum, je ne suis pas très drôle. Je suis allée chercher ce billet sur ton autre blog en plus !

    Sur le coup, je me suis demandé si tu étais cyclothymique (alternance de phases d’euphorie et d’irritabilité/angoisse), mais bon, à quoi bon te mettre dans des cases.
    Mais j’ai l’impression que ce n’est pas si rare que ça 🙂 C’est peut-être ton côté perfectionniste ? Si tu veux apprendre sur un sujet, tu vas te sentir obligée de t’avaler le pavé de 500 pages ? En plus, je n’ai pas l’impression que tu papillonnes, pas avec Mangaverse en tout cas, preuve (peut-être) que tu maîtrises plus de sujets que tu ne le penses ?

    Je me retrouve un peu dans ce que tu dis. J’achète toujours plein de bouquins et je lis toujours plusieurs romans ET plusieurs BD à la fois (ça va, je m’y retrouve) (Are you my mother? est tout en bas) et ça m’arrive de pousser un soupir de frustration de n’avoir que deux yeux pour lire et de ne rien lire et dormir, au final.
    J’essaie de contrer cette habitude stupide en me faisant une jolie pile et en choisissant UN bouquin pour la soirée. Pour la même raison que toi, je privilégie les BD aux romans/essais.

    Pour Twitter, c’est possible de te restreindre (en nombre d’heures, en nombre de tweets, que sais-je ?) si tu le vis comme une obligation ?
    En tout cas, comme Croissant Rose, je pense juste qu’il faut faire de petites adaptations pour avancer quand même dans sa vie pro et c’est tout.

    Sinon, mon obsession, c’est les listes de choses à faire. Si quelque chose y est noté, je DOIS le faire, et le plus tôt sera le mieux. J’en viens donc à me noter des choses impossibles en croyant que comme ça, ce sera fait.
    Bref, je précipite un peu les choses mais l’avantage, c’est que je peux me concentrer sur des choses totalement inintéressantes jusqu’à ce que ce soit fait, pour pouvoir barrer cette satanée tâche (trop intéressante, la fille). Et le bordel, j’avoue ne pas comprendre : je prends un truc à tel endroit, je le repose au même endroit, comment le bordel peut se générer ?? :p

    Bon, je me suis un peu perdue mais merci pour ce billet bien intéressant !

    • Morgan dit :

      Je me suis également interrogé sur la cyclothymie mais l’alternance de pics hauts et bas est assez classique dans le cas des zappeurs (je préfère ce terme, emprunté au Dr Dupagne, que TDAH). Et puis on a tous des traits de zappeurs, simplement à des niveaux différents, plus ou moins forts, plus ou moins gênants, et avec plein d’autres facteurs qui jouent en plus.
      Le souci avec les bouquins… c’est que je n’en finis pas un seul. Dans la photo dispo dans l’article, je n’en ai pas terminé UN SEUL. Je commence… et je suis intéressée par un autre très rapidement donc je saute de bouquin en bouquin. Je lis 10 pages, 50 pages (je lis trop vite, je saute des mots voire des phrases donc faut parfois que je recommence) puis un autre sujet va m’interpeller et hop…
      De manière générale, finir quelque chose est difficile. Je peux avoir passé du temps sur tel projet enthousiasmant et au moment de finaliser, bof, tiens j’ai une autre idée. Mangaverse est une exception mais justement il y a eu un sacré roulement de rubriques pour me maintenir de l’intérêt. Tout comme sur AfterM où désormais les Bloc-notes ne m’intéressent plus alors que je pouvais être à fond dedans il y a 6 mois.
      Mais bon l’important, c’est surtout d’apprendre à gérer avec sa manière de fonctionner. Histoire d’être bien dans ses pompes ET efficace.

      Pas mal, les listes 🙂 C’est une manière de s’organiser.
      (Je fais plein de listes aussi mais je les oublie, les perds ou les abandonne :))

  3. Gemini dit :

    Ce que je diagnostique, c’est surtout une curiosité insatiable sur un grand nombre de sujets différents. C’est handicapant, sans doute décourageant – car les journées ne durent que 24 heures, et qu’il est des besoins dans la vie qui empêchent de consacrer tout ce temps à nos centres d’intérêt – mais certainement pas pathologique ; je vois plus cela comme un signe d’ouverture d’esprit.
    Comme toi, j’ai du mal à me passionner sur les sujets qui ne m’intéressent pas – alors que je suis capable de donner le meilleur de moi-même dans le cas contraire – et à lire des livres épais jusqu’au bout ; je les laisse avec un marque-page, et j’y reviens parfois plusieurs années plus tard.
    Quant à mes centres d’intérêt, je fonctionne énormément par cycle : à un moment, je vais me focaliser sur le cinéma – généralement un genre ou un réalisateur précis – à un autre aux comics, un autre à la conquête spatiale russe… Et cela peut durer comme ceci une ou deux semaines, avant que je passe radicalement à autre chose. Heureusement, le rythme périodique des manga me pousse à les acheter régulièrement, sans prendre de retard par peur de ne plus trouver en magasin les titres les moins populaires ; et je suis toujours ravi de les recevoir et de les lire.
    Je dirais donc que je ne vois rien de problématique dans ta situation, il faut juste l’accepter et vivre avec, et au diable un concept aussi abstrait que la normalité.

    • Morgan dit :

      Qu’on ne s’y trompe pas, mon billet n’est pas pour me plaindre ou pour me pathologiser (??), juste une réflexion sur mon fonctionnement que j’avais besoin d’écrire pour mieux le cerner. On a tous nos propres forces et faiblesses, routines internes, blocages, etc. et c’est tout de même plus facilement gérable si on en a conscience et qu’on les prend en considération pour avancer de la manière qui nous convient le mieux.
      Je suis à fond pour la curiosité mais quand ça te fait te disperser et n’avancer sur rien pour au final t’épuiser et refermer totalement, ça interroge. La curiosité fofolle, super, mais mieux vaut apprendre à la canaliser. Sinon on se retrouve vite à faire du surplace inhibant…
      Mais après oui, à chacun de gérer ça à sa façon.

  4. muse dit :

    Tu fais concurrence à ma pile de livres en attente !! Je peux, comme toi lire énormément pendant plusieurs mois et ressentir ce côté insatiable puis d’un coup n’être plus capable d’ouvrir un livre ou une bd . Je mets cela surtout sur mon caractère un peu « passionnée » et surtout excessif !!!! qui fait que je m’épuise toute seule 😉
    Idem avec le manga à un degré moindre parce que je « m’autorise » beaucoup plus à lire des « âneries ». Attention je ne dénigre pas le manga ! Loin de là. Je dis juste que je suis beaucoup plus cool en lecture de manga et que je me porte facilement sur des histoires plus superficielles et légères que pour mes autres lectures (type shônen/shôjo exct…) ce qui ne m’empêche pas d’apprécier un bon seinen ou gekiga quand il se présente . Disons que le manga est ma soupape de sécurité mais la meilleure 😉
    Et puis tout dépend aussi du contexte, des périodes de ta vie, de tes occupations par moment beaucoup plus portées sur l’extérieur, et aussi parfois des éventuels combats que tu peut être amené à rencontrer ( qui te laisse parfois exsangue )
    Après, comme tu l’a dis, chacun fonctionne différemment, l’essentiel est juste de pouvoir continuer à se faire plaisir .
    En tout cas, ton blog ME fait plaisir 😉

  5. skizyk dit :

    Je vous rassure, je crois que tous les gens curieux sont comme ça. Je suis moi aussi extrêmement frustré de ne pouvoir tout lire, tout connaitre, tout apprendre, tout faire en même temps, tout voir, voyager partout… Je vois très bien dans quel état vous êtes, quand vous avez cet espèce « d’appétit insatiable de découverte ». Je fais également des tonnes de listes, et l’exemple type; bah c’est votre blog ! Ca fait deux ans que je passe ici tous les 6 mois et que je note tout ce qui a l’air bien. Et j’en ai lu très peu… C’est la même chose avec la revue de presse mensuelle que réalise ma collègue documentaliste au lycée ! Je manque de temps, même en ayant deux mois de vacances l’été ! (cela dit, j’ai aussi tendance à me dire que je pourrais me rattraper quand je ne pourrais plus faire autant de sport, dans quelques années, ou pendant les période de convalescence).

    Pour me consoler, je regarde un peu en arrière et, quand je vois tous ce que j’ai lu et appris, je me dis que même si j’ai pas fait autant que ce que j’espérais, bah c’est largement mieux que rien !!!!

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