Magical Girl of the End vol. 1

Série en cours par Kentarô Satô, éditée en VF par Akata, en VO par Akita shoten.
Sens de lecture japonais, 112x176mm, 6,95€.
Premier tome sorti en mai 2014, 208 pages.

Nouvelle collection chez Akata avec WTF?! et pour la lancer, la série Magical Girl of the End de Kentarô Satô. « WTF » et « Magical Girl », ça ne semble pas trop aller ensemble… sauf que les Magical Girls ici feraient passer Panzer Princess Punié pour une pensionnaire de la maison de retraite des Bisounours sous Xanax. Alors renvoyez Gigi et ses copines rose bonbon dans leur camionnette magique et prenez un tablier, ça risque d’être un peu crade…

Kii Kogami est un lycéen… qui s’emmerde. Les jours passent, fades, vides, sans intérêt, papotage avec les potes, reluquage des jolies filles et on recommence le lendemain… Mais cette petite vie tranquille va basculer quand débarque devant les portes du lycée une gamine bizarrement vêtue qui ne semble pouvoir dire que « Magical ». Gamine qui va d’un coup de baguette magique… faire exploser la tronche du prof baraqué qui venait lui demander ce qu’elle voulait. Et c’est parti pour le jeu de massacres…

Soyons clairs, il n’y a pas d’histoire dans ce premier tome. Chaque page est juste un enchaînement d’explosion de cervelles, de membres arrachés, de corps découpés, de têtes qui volent au milieu des hurlements de lycéens totalement paniqués dont le temps de survie ne dépasse pas les dix minutes. Seule une poignée survit, du moins suffisamment longtemps pour se rendre compte que le carnage est général et que rien ne semble pouvoir arrêter les gamines sanguinaires et impitoyables et donc que rien ne semble pouvoir les sauver.

Le début est tout cool tout tranquille...
Le début est tout cool tout tranquille…

Ainsi, Akata nous propose à son tour son zombie-like, son histoire gore de dégommage d’humains. Mais il faut reconnaître que celui-là ne fait définitivement pas dans la dentelle et est particulièrement salissant. À chaque page tournée, on se demande qui va y passer et quelle partie du corps va partir en sashimi. Ultra-gore donc et les gamines ne sont pas du tout mignonnes, disproportionnées, gros yeux globuleux et fringues rapidement couverts de bouts de bidoche. Surtout comparé aux lycéennes de l’entourage plus ou moins proche de Kogami, jouant à fond sur le cliché dans la petite toute mimi ou de la grande hyper-plantureuse (ce qui n’aide pas pour courir, soyons pratiques tout de même !).
Et pour autant, pas vraiment de gros malaise pour le moment car on ne s’appesantit pas sur les morts, on ne se la joue pas sensiblerie pendant dix cases parce que machine s’est fait refaire le portrait à coup de hache ou parce que truc a perdu un bout de thorax en courant. Donc le carnage est salissant, mais efficace, direct, rapide, flippant et pas trop complaisant pour autant. Ça avance très vite et on ne perd pas de temps, la lecture se fait de plus en plus rapide au fil de la fuite des survivants dont on ne sait pas du tout s’ils resteront en vie dix pages de plus.

La suite est nettement plus salissante...
La suite est nettement plus salissante…

Certes, pour le moment, pas d’histoire réelle, juste du sang du gicle et des hurlements. Le rythme est d’ailleurs tellement frénétique qu’on a parfois du mal à savoir ce qu’il se passe réellement mais on a droit à quelques instants plus calmes pour redémarrer encore pire après.
On nous promet que la suite dépasse le simple carnage – potentiellement « fun » mais limité à force – pour prendre toute son ampleur au fil des volumes. Difficile donc de savoir réellement ce que va donner l’histoire par la suite mais cet aperçu apporte suffisamment de questions intrigantes dans un univers plutôt original pour donner envie d’en savoir plus. Jusqu’où l’auteur va-t-il oser aller ? La réponse m’inquiète un peu tout de même…
Rendez-vous pris pour le deuxième volume début juillet, sachant qu’on en est au tome 5 au Japon.

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